Samedi, septembre 2, 2006

Comment une expérience de pardon familial a permis à un jeune hondurien de se libérer de sa haine et l'a amené à consacrer sa vie à aider les autres.

Ismar Villavicencio du Honduras a grandi sans son père. Il n’a jamais connu l’amour de sa mère qui s’est remariée lorsqu’il avait sept ans. Il avait du mal à accepter son beau-père. Vivre sans une famille « normale » lui était très douloureux. Dans son cœur il nourrissait une haine profonde contre son père, sa mère et son beau-père, et il n’avait pas beaucoup d’estime pour lui-même. Ses efforts pour se faire accepter par son entourage l'usaient au point qu’il envisageait de se suicider. Un jour, en 1997, quelqu’un lui a posé une question qui a changé sa vie : 'Pourquoi ne pas essayer d’être toi-même?'

Il décide alors de pardonner à son père, bien que celui-ci ne lui ait pas demandé pardon; il pardonne également à sa mère et à son beau-père. C'est le début d’une nouvelle relation. Deux ans plus tard, la mère d’Ismar dit la première fois à son fils qu’elle l’aime. C’est à la même époque qu’Ismar a l'occasion de voir son vrai père pour la première fois. Celui-ci, atteint de leucémie était sur son lit de mort, aux Etats-Unis. Ils passent deux semaines ensemble; pour Ismar, un vrai cadeau. Il réussit à se libérer de l’amertume et cette liberté retrouvée lui permet, à lui et à son épouse brésilienne Fabiana, d’ouvrir leur cœur aux autres. Ils s’occupent maintenant à Montevideo (Uruguay) d’un programme, destiné à aider les jeunes à donner un sens à leur vie.