Jeudi, avril 5, 2018
Le rapport annuel 2016-2017

Vous pouvez dès à présent découvrir le rapport d'activités, qui fait le point sur les moment forts de l'exercice passé et sur les perspectives pour cette année. 

L'Assemblée Générale du 3 février a été l'occasion de présenter le rapport d'activités, de présenter les nouveaux membres du Conseil d'Administration (Martine Brown, Laurence Herr, Nouçayba Soltani et Martin Menu), puis d'échanger autour de la question essentielle de l'accueil des réfugiés. Plusieurs interventions ont rythmé cette journée riche en échanges.

Le témoignage de Samia Driss, réfugiée de longue date, sur son parcours d’intégration en France, a mis en avant la nécessité d'être reconnu pour ce que l'on est, loin des préjugés. Son voile, par exemple, souvent associé à la soumission, a été mis en avant par un compliment lors d'un échange, une révélation pour elle que son identité pouvait être perçue positivement en France. Son parcours à I&C France l'a  également amenée à identifier ce qu'elle partageait avec les autres, notamment en réalisant l’expérience similaire d'une famille d’origine italienne, ce qui caractérise le parcours citoyen de tous... Une citoyenneté qu'elle distingue clairement de la nationalité : « On peut être citoyen sans avoir la nationalité française ».

Sa conclusion : la rencontre avec l’autre nécessite un apprentissage pour vivre ensemble, sans gommer nos différences, qui sont notre richesse

 

« Se mettre à la place de l’autre aide à changer son propre regard avant de vouloir que l’autre change le sien... Ça change la vie !
On n’accuse plus l’autre mais on crée des espaces de paroles pour tisser des liens d’amitié, déterminants pour l’intégration pour et vivre sa citoyenneté. »
Samia Driss



Muna Ismail, originaire de Somalie, aujourd'hui réfugiée en Angleterre, a également présenté le programme Refugees as Rebuilders lancé par I&C UK.

Ce programme aide à raconter l’histoire des réfugiés de manière positive, en les considérant comme des acteurs constructifs dans les pays d’accueil, là où les médias les présentent souvent comme un problème, ou des "envahisseurs". Elle-même se sent pleinement anglaise et somalienne. L’idée de Refugees as Rebuilders était que les réfugiés puissent contribuer à leur communauté d’origine.

 

 

« On peut mettre beaucoup d’étiquettes sur les personnes réfugiées alors qu’il y a tant de différences selon les histoires ! »

Muna Ismail